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Disparition annoncée des petits élevages d’Asie

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Selon la FAO, la crise de la grippe aviaire risque de faire disparaître un mode de vie en Asie, celui des petits éleveurs dont les canards, oies et poules évoluent en toute liberté dans l’arrière-cour. « L’une des conséquences de la restructuration », qui imposera la séparation des volailles et des oiseaux sauvages d’une part, et des animaux et des hommes d’autre part, « est qu’il y aura moins de petits producteurs commerciaux et, à la longue, moins d’éleveurs qui gardent leur volaille dans leur cour », souligne l’agence des Nations unies dans une étude.

L’élevage de volailles en Asie a explosé pendant la décennie écoulée, répondant à la demande d’une population en augmentation rapide, sur fond de croissance économique.

La Chine et le Vietnam recensent 78 % des canards d’élevage du monde, un nombre qui a triplé en dix ans sur moins de 0,5 % de la surface du globe. Plus d’un milliard de canards et oies sont élevés en Asie du sud-est, le plus souvent à l’air libre, ce qui explique la facilité des contaminations entre oiseaux sauvages et volailles.

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La Malaisie, la Chine et le Vietnam notamment envisagent d’imposer des « zones d’élevage de volailles » où les volatiles seraient cantonnés. De telles mesures, souligne l’étude de la FAO, permettent de concentrer les efforts de détection et de contrôle de la maladie.

Mais elles entraîneront également « la perte de toute source de revenus pour les petits producteurs qui n’auront pas les moyens de s’adapter », notent les économistes de la FAO.

Un abri de bambous, qui isolerait les oiseaux d’élevage, coûte ainsi de 50 à 75 dollars au Vietnam. Pour des gens dont le revenu quotidien est inférieur à deux dollars par jour, ce sont des sommes astronomiques.