Alors que la Commission européenne souhaite limiter pendant deux ans l’usage des trois principaux insecticides néonicotinoïdes en Europe, le ministère britannique de l’agriculture vient de publier une étude menée en plein champs montrant que deux de ces insecticides n’ont pas d’effet sur les colonies de bourdons.
Alors que la Commission européenne s’apprête à proposer de nouveau au vote des experts des États membres sa proposition de moratoire sur trois insecticides néonicotinoïdes (1), le ministère britannique de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (Defra) a publié une étude en conditions naturelles estimant que bien qu’on ne puisse pas totalement exclure de rares effets nuisibles des néonicotinoïdes sur les abeilles, ceux-ci ne se produisent pas dans des circonstances normales. Depuis que Bruxelles a décidé d’interdire les néonicotinoïdes, le Royaume-Uni (qui s’est d’ailleurs abstenu lors du vote sur la proposition de la Commission) insiste sur la nécessité de se baser sur des études de terrain en conditions réelles avant de prendre une décision. L’étude publiée par le Defra, qui indique que les doses de néonicotinoïdes évaluées pour les abeilles en conditions de laboratoire ou de semi-terrain sont trop élevées, devrait conforter Londres dans sa position. « Les études de laboratoire qui démontrent les effets sublétaux des néonicotinoïdes sur les abeilles reposent sur des scénarios extrêmes. Par conséquent, le risque des néonicotinoïdes pour les populations d’abeilles, tels qu’ils sont actuellement utilisés, est faible », conclut l’étude.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.