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DJA : en Pays de la Loire, une conditionnalité « chiffre d’affaires » qui fait débat

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Lors de la cession plénière du 19 octobre, le conseil régional des Pays de la Loire a voté en faveur de la nouvelle Dotation jeunes agriculteurs (DJA) 2024-2027, incluant notamment une conditionnalité « chiffre d’affaires » contestée par l’opposition. Globalement, le dispositif s’articule autour d’un socle de base de 20 000 €, auquel s’ajoute une aide bio de 7 000 € et une aide à l’élevage de 15 000 €. Ce sont ces deux derniers modules qui seront conditionnés à un chiffre d’affaires au moins égal au micro-BA agricole, soit actuellement 91 900 €.

Le groupe d’opposition de gauche, dans lequel siège Guillaume Garot, député PS et Dominique Deniaud, ancienne tête de liste Confédération Paysanne aux élections chambre d’agriculture en Loire-Atlantique, s’est opposé à cette conditionnalité. « L’empilage des aides sur la bio et l’élevage, nous le soutenons, explique Dominique Deniaud. Mais ce qui ne nous convient pas c’est ce critère de chiffre d’affaires qui va exclure de nombreux jeunes installés en maraîchage, plantes à parfum et médicinales, voire en petits ruminants. » Selon lui, le conseil régional devra, quoi qu’il arrive, revenir sur ce dispositif dans les prochains mois. « Arnaud Rousseau a obtenu à l’échelle nationale que le seuil du micro-BA soit relevé à 120 000 €. Cela risque d’exclure trop de jeunes installés, même dans les rangs des Jeunes agriculteurs qui ont pourtant œuvré à l’élaboration de cette règle d’attribution. Je pense qu’ils ont mal évalué l’impact », analyse l’élu.

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L’opposition a également déposé un amendement, non adopté, afin de permettre aux candidats à l’installation à titre secondaire d’obtenir une aide à hauteur de 50 % de la DJA. Le projet adopté par la majorité régionale prévoit des aides pour les installations à titre principal ou progressif mais pas pour les installations à titre secondaire.

Ce critère « va exclure de nombreux jeunes installés en maraîchage »