Dans un communiqué paru le 7 octobre, le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau conteste « de fausses informations » qui auraient suivi le déplacement du chef de l’État au sommet de l’élevage et rappelle les budgets qui ont été engagés pour l’élevage extensif.
Selon le ministre, l’ICHN a été « fortement revalorisée depuis 2002 », passant de 430 millions d’euros en 2002 à 523 millions en 2007. En zone de montagne, la revalorisation serait de 5 % pour 2007. De plus, le plan de modernisation des bâtiments d’élevage représente 300 millions d’euros sur la période 2005-2006. Enfin, selon D. Bussereau, la prime herbagère agro-environnementales est reconduite pour les années 2007-2013 avec des crédits de 260 millions d’euros. Le ministre rappelle que la totalité de la part nationale et 60 % de la part européenne sont payables dès le 16 octobre. Évoquant le partenariat entre l’État et les éleveurs du Massif central, il annonce que « toute attaque contre ce partenariat ne peut que se retourner contre ses auteurs ».
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Une réponse aux éleveurs du Massif Central déçus par Jacques Chirac
Suite au déplacement de Jacques Chirac le 5 octobre au Sommet de l’élevage, la FRSEA et les Jeunes agriculteurs du Massif central avaient souligné dans un communiqué daté du 6 octobre que « la présence du plus haut représentant de l’État est une reconnaissance particulièrement appréciée de l’élevage dans le grand Massif central ». Si les syndicats se disent « d’accord sur les orientations qu’a tracées le président de la République », ils regrettent que ce dernier n’ait pas sommé le gouvernement de respecter ses engagements quant aux promesses sur l’avenir de la compensation de handicaps naturels, mis en place par le même Jacques Chirac… en 1972. « La hausse des ICHN sera strictement limitée à la compensation de l’inflation », soulignent-ils. « Pas un mot sur la prime à l’herbe », et le plan bâtiment « n’a reçu que les compliments d’usage », poursuit le communiqué. Pour la FRSEA et les JA du Massif Central, les éleveurs attendent des parlementaires « un sursaut budgétaire ».