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«Un point de vue récurrent, surtout parmi le grand public, a trait au fait que l’agriculture “industrielle” devrait avoir peu de place dans la Pac, les aides devant être accordées de préférence à des bénéficiaires plus méritants (aux agriculteurs des zones défavorisées ou des régions montagneuses, aux agriculteurs bio ou à une ou plusieurs des autres catégories mentionnées) ». Ainsi, « un grand nombre de participants, issus de toutes les couches de la société, déclarent que la Pac devrait viser à maintenir des systèmes agricoles diversifiés à travers l’Europe, en particulier dans les régions reculées, et à garantir la distribution de biens publics variés ». C’est là l’une des principales orientations qui se dégagent du débat organisé du 12 avril au 11 juin sur internet par le commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos, selon une synthèse, établie par les services de la Commission, des quelque 5 700 contributions reçues du grand public, des parties prenantes et des groupes de réflexion et autres instituts de recherche.
Une série de « directions à suivre » sont identifiées dans cette synthèse, qui est basée sur un résumé des contributions confié à un groupe d’experts indépendant :
– sécurité alimentaire, « à l’aide de divers instruments » ;
– innovation ;
– « transformer les instruments de gestion des marchés en un outil moderne de gestion des risques et des crises »;
– « reconnaître que le marché ne peut pas (ou ne veut pas) payer pour la fourniture de biens publics (c’est à ce niveau que les pouvoirs publics doivent compenser la défaillance du marché) » ;
– « protéger l’environnement et la biodiversité, préserver les zones rurales, soutenir l’économie rurale et préserver/créer des emplois ruraux, atténuer les effets du changement climatique » ;
– « repenser la structure des deux piliers de soutien et clarifier la relation qui les unit » ;
– « mettre à disposition des ressources suffisantes pour assurer le succès du développement rural » ;
– « mettre en œuvre une Pac plus équitable – plus équitable pour les petits agriculteurs, les régions moins favorisées, les nouveaux États membres » ;
– « introduire la transparence à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, et donner plus de poids aux producteurs » ;
– « établir des conditions de concurrence loyales entre les produits européens et les produits importés » ;
– « éviter de saper les économies ou les capacités de production alimentaire des pays en développement et contribuer à la lutte contre la faim dans le monde ».
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