Le principal moyen d’améliorer la qualité nutritive des aliments consiste à renforcer le poids des produits bruts et frais. C’est ce qu’en substance propose un rapport qui vient d’être remis au Premier ministre et au ministre de l’Agriculture. Il suggère de rémunérer les agriculteurs en fonction de la qualité nutritionnelle de leurs produits.
Un rapport, coordonné par le député de la Mayenne Yannick Favennec, suggère de renforcer le rôle des agriculteurs dans l’allimentation des Français C’est sans doute une première pour un très sérieux rapport remis au Premier ministre : il inclut, parfois sur une page pleine, une série de photos du député rapporteur dans ses diverses missions sur le terrain. De quoi dissuader quiconque de tout soupçon… de rapport fictif !. Il a été remis le 22 novembre au Premier ministre ainsi qu’à Dominique Bussereau. Aidé de deux hauts fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, le député fait une série de propositions parmi lesquelles la rémunération des agriculteurs en fonction de la qualité nutritionnelle de leurs productions. En dehors de la signature de chartes entre fournisseurs et clients, le député n’indique cependant pas de quelle manière cette rémunération pourrait être assurée.
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Une formation à la nutrition
Yannick Favennec prône aussi la réintroduction des distributeurs automatiques dans les écoles, non pour des barres chocolatées mais pour des fruits, des légumes, de l’eau ou du lait. Autre recommandation, l’incitation des cantines d’écoles à s’approvisionner en produits de leur région. Yannick Favennec suggère aussi d’introduire, dans les écoles, une formation à la nutrition. Il est en revanche peu disert sur les mesures à prendre vis-à-vis des entreprises et distributeurs, tant pour les inciter à améliorer l’étiquetage des aliments que pour maîtriser la publicité des produits alimentaires en regard des exigences nutritionnelles. Le rapport est plus précis sur les questions administratives, préconisant d’instaurer un comité interministériel sur le PNNS (Programme national de nutrition santé) et d’y faire entrer les filières agricoles. En revanche, il est opposé à l’apposition d’un logo PNNS sur des aliments, celui-ci risquant de provoquer des discriminations non justifiées.