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Application de la réforme de la Pac Donner une information « unique » et « cohérente »

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« La pire des choses serait donner de faux espoirs aux paysans », dans le cadre de l’application de la réforme de la Pac de juin 2003, a prévenu Luc Guyau, président de l’APCA, dans le cadre d’un débat de l’Afja organisé au Space, le 14 septembre. « L’information diffusée doit être unique et cohérente dans chaque département », souligne-t-il. Le réseau des chambres d’agriculture et le ministère de l’Agriculture diffusent en partenariat une plaquette explicative tirée à 30 000 exemplaires.

« Il faut faire très attention à ne pas traumatiser les agriculteurs plus que de mesure» avec les modalités d’application de la Pac, prévient Luc Guyau, président de l’APCA. Et « la pire des choses serait de donner de faux espoirs aux paysans », ajoute-t-il.

En partenariat, le réseau des chambres d’agriculture et le ministère de l’Agriculture diffusent une plaquette de 8 pages, tirée pour le moment à 30 000 exemplaires, qui décode la nouvelle Pac. Suivra tout prochainement le lancement d’un site intranet contenant l’ensemble des textes relatifs à la réforme de la Pac de juin 2003 à destination des services déconcentrés du ministère et des chambres d’agriculture. « L’information diffusée au niveau des chambres d’agriculture, des DDAF et des OPA doit être unique et cohérente dans chaque département », souligne Luc Guyau.

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Chambres d'agriculture France
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Suivre les évolutions de chaque exploitation

Les agriculteurs, dans un premier temps, seront informés du montant moyen de leur DPU (droits à paiement unique) calculé sur les bases de 2000-2001-2002, explique Marie Guittard, directrice adjointe de la DPEI. Ce sont les DDAF qui devront extraire ces données à partir des informations détenues par les offices tels que l’Onic ou l’Oniflhor, ajoute-t-elle. Rappelons que la mise en application de la Pac a été repoussée à 2006 en utilisant 2005 comme année de simulation. Les DDAF auront aussi comme mission de « suivre pas à pas les évolutions de chaque exploitation ». Ainsi, il sera possible à l’agriculteur de comparer son montant initial de DPU au 15 mai 2004 et son nouveau montant au 15 mai 2005. « Chaque agriculteur recevra sa situation. Ne reviendront à la DDAF que ceux qui ont des problèmes», rassure Luc Guyau. Jean-Michel Serres, secrétaire général de la FNP, s’avoue tout de même « inquiet» par rapport à la masse d’informations divulguées. « Je n’ai jamais vu autant d’interrogations» dans le monde agricole, conclut-il.