Dans le cadre du projet de refonte de la réglementation sur l’étiquetage des denrées alimentaires, la Commission européenne a publié le 30 janvier 2008 un projet de règlement sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires.
Projet qui devrait constituer le socle de la législation communautaire en matière d’étiquetage des denrées alimentaires (étiquetage général et étiquetage nutritionnel) et d’information des consommateurs.
La question relative à l’indication du pays d’origine figure parmi les éléments nouveaux qui font débat au niveau communautaire.
Le 16 juin 2010, en première lecture, le Parlement Européen a demandé de rendre obligatoire l’étiquetage du pays d’origine des viandes et volailles à l’état brut mais aussi dans les denrées alimentaires transformées lorsqu’elles en représentent le principal ingrédient (plus de 50%, ou lorsque la viande est liée à une allégation particulière). Cet étiquetage exige également d’indiquer le lieu de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal.
Des éléments essentiels qui, aux yeux des eurodéputés, devraient permettre aux consommateurs « de privilégier les produits de leur région et d’éviter ainsi de longs trajets aux animaux ». L’information sur l’origine de la viande est également pertinente pour bon nombre de producteurs agricoles mais aussi et surtout pour les consommateurs, notamment depuis la crise de l’ESB.
La mention de l’origine permet en effet à ces derniers d’exercer des choix éclairés en fonction de leurs attentes (sûreté alimentaire, préférence nationale ou communautaire, souci de l’environnement, bien-être animal, etc…) (1). D’autant plus qu’aujourd’hui la demande des consommateurs de savoir d’où vient la viande qu’ils consomment est devenue assez forte. Comme on le sait, une règlementation imposant un étiquetage obligatoire de l’origine existe déjà pour les viandes bovines brutes (mais aussi pour l’huile d’olive, le miel et les fruits et légumes frais). Une raison supplémentaire pour certains de demander à l’Union d’en faire autant avec les autres viandes, ne serait-ce que pour faire preuve d’un minimum de cohérence...
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(1) Pour certains chauds partisans de la mention obligatoire du pays d’origine, même l’étiquetage « Origine UE » ne serait ni assez précis ni assez valorisant.