Abonné

Volailles/Résultats Doux veut reconstituer ses fonds propres

- - 4 min

Afin de reconstituer ses fonds propres tombés à 70 M EUR, contre 156 M en 2005, le groupe Doux réfléchit à l’opportunité d’accueillir un partenaire financier ou industriel au sein de son capital de manière minoritaire. Le groupe a réalisé une année 2007 contrastée, avec un premier semestre impacté par la hausse des matières premières et des effets de change défavorables à hauteur de 22,1 M EUR. Son chiffre d’affaires a augmenté de 17% à 1,517 milliard d’euros, pour un perte nette de 35,3 M EUR (contre –45 M en 2006) et un Ebitda de 52,7 millions. Doux met en avant l’amélioration de sa rentabilité sur le second semestre 2007 se poursuivant sur le premier trimestre 2008. Pour maintenir sa compétitivité, le groupe étudie l’éventualité d’une restructuration qui pourrait entraîner la fermeture d’un site d’ici à la fin de l’année 2008.

Premier producteur européen de volailles, Doux a enregistré une année 2007 « très contrastée », en raison de l’impact des hausses de matières premières et des effets de change euro-dollar et real-dollar défavorables. Les trois augmentations de tarifs successives passées à la grande distribution, « représentant au global une hausse de 10 à 12% », selon Marine Champon, directrice de la communication du groupe, n’ont commencé à porter leurs fruits qu’à la fin de son exercice 2007. Doux estime à 22,1 millions d’euros l’impact de ces phénomènes sur ses résultats. Le volailler a enregistré une seconde année dans le rouge avec une perte nette de 35,3 millions d’euros, contre -45 M EUR en 2006 et un bénéfice net de 8,8 M EUR en 2005. Doux avait fortement subi la crise de la grippe aviaire. Son Ebitda a atteint 52,7 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires en progression de 17% à 1,517 milliard d’euros, tiré par « la forte reprise des ventes à l’export, la prise de parts de marché sur les marchés intérieurs du groupe (France, Espagne, Brésil) et un effet prix ». En France, le groupe a enregistré une progression de ses ventes de 21 %, tandis que son chiffre d’affaires en Russie et en Europe de l’Est a augmenté de 34 % et de 32 % au Moyen-Orient.

« Amélioration de la rentabilité »

Si Doux a enregistré un Ebitda « considérablement dégradé » à 15 M EUR pour une perte nette de 32,9 M EUR, au premier semestre 2007, il a réalisé une perte nette de –2,4 M EUR pour un Ebitda de 37,7 M EUR, au second semestre. « La dynamique commerciale et l’amélioration de la rentabilité entamées au cours du second semestre devraient se poursuivre sur 2008 », affirme Marine Champon. Au cours du premier trimestre de cette année, Doux a dégagé un Ebitda de 22,6 M EUR, contre 6,4 M un an plus tôt à la même période. Son chiffre d’affaires a, quant à lui, progressé de 22,4 % à 426 M EUR.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

grande distribution
Suivi
Suivre
distribution
Suivi
Suivre

Lever 50 à 70 M EUR

Si Doux a réaffirmé que le groupe n’est pas à vendre, il se dit prêt à accueillir un partenaire financier ou industriel au sein de son capital de manière minoritaire afin de reconstituer ses fonds propres. « Comme nous n’avons pas pu réaliser la transformation de notre prêt relais de 180 M EUR en émission obligataire à haut rendement avec la Barclays à cause de la crise des subprimes, nous recherchons d’autres pistes pour reconstituer nos fonds propres. L’idée d’ouvrir notre capital à un partenaire industriel ou financier est envisagée, mais sans prise de contrôle. Nous envisageons également d’autres possibilités comme la cession partielle d’actifs », explique Marine Champon. A la suite de la crise de la grippe aviaire, les fonds propres de Doux étaient tombés à 70 M EUR, contre 156 M en 2005. Le groupe aurait donc besoin de 50 à 70 M.

Par ailleurs, Doux a engagé une étude concernant d’éventuelles fermetures de site d’ici la fin de l’année, afin de « sauvegarder sa compétitivité », selon la directrice de la communication. Si la direction n’évoque aucun site en particulier, les syndicats réunis en CCE le 28 mai dernier s’inquiètent de la fermeture possible d’un des trois sites de dinde du groupe, situés à Locminé et à Pleucadeuc, dans le Morbihan, ainsi qu’à Blancafort, dans le Cher.