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CONJONCTURE/ETUDE Du mieux sur le front de la reprise, mais pas pour les IAA

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LCL, filiale du Crédit Agricole SA, a publié le 7 juillet l'édition à mi-année de son étude France Secteurs, sur les perspectives économiques des grands secteurs de l'industrie française pour 2016. Si la reprise de l'économie française se confirme, le secteur des IAA (hors boisson) reste à la traine. L'évolution atone de la consommation des produits alimentaires depuis le début de l'année devrait limiter la croissance à 0,6 % en volume en 2016, selon les perspectives de LCL.

L'éclaircie économique se confirme globalement selon LCL. C'est ce qui ressort de l'édition à mi-année de l'étude France Secteurs, sur les perspectives économiques des grands secteurs de l'industrie française pour 2016 publiée le 7 juillet par la filiale du Crédit Agricole SA. Même si elle est un peu moins dynamique que la moyenne européenne, la reprise graduelle de l'économie française est bel et bien là.

Si les experts notent des éléments favorables, tels qu'une dépréciation de l'euro, en lien avec une politique monétaire accommandante de la BCE en 2016 et 2017 (euro/ dollar à 1,12 fin 2016 et 1,10 fin 2017, contre 1,13 fin mars 2016), ils soulignent aussi que « les incertitudes ne manquent pas ». La principale en interne, selon eux, « réside dans l'ampleur du redémarrage du cycle d'investissement, une incertitude renforcée notamment par le Brexit ». Et sur le plan externe, « elle a trait au faible dynamisme de la demande adressée à la France alors qu'un certain nombre de grands pays émergents présentent des perspectives de croissance dégradées (Russie, Brésil, pays producteurs de pétrole et Chine) », révèle cette étude.

Autant d'éléments qui permettent au LCL de tabler sur en 2016 et 2017 sur « une légère amélioration avec +1,5 % de croissance, après +1,2 % en 2015 ». Concernant le Brexit qui « contribue à renforcer l'attentisme », son coût pour « la croissance en France serait toutefois modéré et étalé dans le temps, de l'ordre de 0,1 % à 0,2 % sur la période 2016-2017. A plus long terme, les conséquences du Brexit sur le commerce extérieur et les mouvements de capitaux dépendront de la nature de l'accord entre l'UE et le Royaume-Uni », indique encore l'étude.

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LES IAA À LA TRAINE

Dans les IAA (hors boissons), après une année 2015 en demi-teinte, « les premiers mois de 2016 enregistrent une évolution atone de la consommation des produits alimentaires, ce qui devrait limiter à 0,6% (en volume) sur 2016 la progression des productions en dépit d'une amélioration graduelle de l'environnement économique », indiquent les économistes de LCL. « La déflation se maintient quasiment sur toutes les catégories alimentaires, partiellement compensée par un effet mix positif, les consommateurs orientant davantage leurs achats vers des produits innovants. En viande bovine et porcine, les tonnages progressent respectivement de 1,4 % et 3,2 % à fin avril, à la faveur du redressement du cheptel allaitant et de nouveaux débouchés asiatiques en porc. Les fabrications laitières s'inscrivent aussi en légère progression. La production avicole demeure quasi stable en dépit de l'épizootie de grippe aviaire qui a touché le Sud-Ouest », est-il encore précisé. À plus long terme, rien de véritablement nouveau. La poursuite de la dégradation des marges dans les IAA freine les investissements nécessaires à la modernisation des outils industriels, ce qui pèse à terme sur la compétitivité des entreprises.