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Volailles/Acquisition Duc crée une joint-venture en Bulgarie

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Duc va créer une joint-venture détenue à parts égales avec la société Roso, en Bulgarie. Le capital de la société s’élèvera à 100 000 euros et Duc rajoutera 100 000 euros en fonds de roulement. Avec un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros, l’entreprise bulgare se positionne comme le quatrième opérateur local. Le groupe volailler français prévoit d’atteindre des ventes de 100 000 poulets par semaine à la fin 2008. En comparaison, il atteint une cadence de 600 000 volailles par semaine en France.

Après ses premières expériences avortées en Ukraine et en Russie, Duc s’intéresse au marché bulgare. Le groupe volailler va dans les prochains jours créer une joint-venture, dont le nom n’est pas encore dévoilé avec le bulgare Roso, qui sera détenue à parts égales par les deux groupes. Le capital de départ devrait s’élever à 100 000 euros, auxquels seront ajoutés 100 000 euros par Duc pour le besoin en fonds de roulement. Selon le groupe français, Roso se positionne comme le quatrième acteur du marché du poulet en Bulgarie et réalise un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros avec un seul site de production. « Notre objectif reste de développer la filière bulgare et de segmenter le marché en proposant un poulet jaune de meilleure qualité. Nous apportons à Roso notre savoir-faire de la filière et notre marque », explique Joël Marchand, directeur général de Duc. Les deux groupes se sont rencontrés il y a un peu plus de deux ans, au moment où Roso se rendait compte de l’importance de se diversifier. « Roso a une culture plutôt aval. Quand nous les avons rencontrés, le groupe cherchait à trouver de nouveaux relais de croissance vers des produits plus qualitatifs afin de survivre face à la concurrence des premiers opérateurs du marché », explique Joël Marchand.

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Une idée qui pourrait faire des petits

Les premiers produits devraient arriver en rayon dès le 12 mai prochain dans les enseignes Bila et Métro et feront l’objet d’un plan de communication. Joël Marchand table sur une cadence de 100 000 poulets par semaine à la fin 2008. « Nous allons tester le marché qui selon nous devrait bien accueillir nos produits. Si le niveau d’activité correspond à nos attentes, l’idée pourrait se dupliquer dans d’autres pays d’Europe de l’Est, en particulier en Roumanie », précise Joël Marchand. Ce ne sont pas les premiers pas du groupe volailler dans les pays de l’ex-Union soviétique, mais ses deux expériences ont tourné court. En Ukraine, il avait signé un contrat de transfert de savoir-faire sur douze ans avec un producteur libanais qui a rompu leur accord au bout de deux ans. Le groupe Duc a été indemnisé devant le tribunal de commerce de Genève alors qu’il voulait étendre cette expérience en Russie où il a monté un « business plan avec une société locale dans laquelle il ne pouvait pas investir à l’époque », indique Joël Marchand. Alors que Duc a réduit sa dette de moitié sur son exercice 2006, Joël Marchand reste « confiant pour l’exercice 2007 car les quatre premiers mois de l’année ont été bons à périmètre constant. En intégrant Volaven, nous avons gagné des parts de marché ».