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RÉSULTATS/VOLAILLE Duc sur la voie d'un accord avec ses créanciers ?

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Duc affirme être sur le point de concrétiser des accords avec ses créanciers et partenaires pour assurer la continuité de l'exploitation. La société, en perte depuis de nombreuses années, est dans une situation financière très délicate, sur un marché de la volaille en pleine reconfiguration.

Duc, qui a publié d'un coup ses résultats semestriels et annuels pour 2014, annonce dans un communiqué du 10 avril que « des accords ont été trouvés avec l'ensemble des créanciers et partenaires », qui « devraient être formalisés au cours des prochaines semaines ». Le groupe volailler basé à Chailley (89), qui n'a jamais brillé par ses résultats (il est en perte depuis de nombreuses années), « confirme sa confiance sur l'aboutissement des mesures » prévues pour assurer la continuité d'exploitation. Plusieurs volets sont mentionnés : décalage du paiement des dettes fiscales et sociales, préfinancement du CICE 2014 à l'identique de 2013, renforcement des fonds propres (par augmentation de capital notamment), obtention de financements publics coordonnés avec la reconstitution des fonds propres sociaux, réalisation d'investissements (grâce aux financements mentionnés ci dessus). En janvier 2015, Duc avait déjà annoncé avoir d'ores et déjà « obtenu de son principal créancier, représentant 80 % du total du passif, un moratoire sur ses dettes d'une durée de sept ans, au cours duquel les remboursements seront très progressifs ».

UNE STRATÉGIE TOURNÉE VERS L'EXPORT ET LA VALORISATION

Sur 2014, le chiffre d'affaires du groupe volailler a atteint 185,32 millions d'euros, en recul de 7,9 %. Une évolution que Duc explique par l'arrêt de la commercialisation des produits issus de la collaboration avec Glon Sanders, un marché atone et une réduction drastique des achats externes. Les pertes ont toutefois été réduites. La perte opérationnelle courante consolidée s'élève à 2,51 millions d'euros, contre 4,8 millions d'euros en 2013. La perte nette consolidée s'établit, elle, à 3,74 millions d'euros contre 5,17 millions d'euros l'année précédente.

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Pour 2015, Duc, qui n'avance aucun objectif chiffré, entend travailler sur la valorisation et l'export. Il vise une « quasi-totalité de volaille produite sans antibiotique d'ici fin 2016 », continue de travailler sur les produits certifiés, bio et free range, et compte sur la mention sans OGM et la mise en avant de la marque Duc pour développer les ventes en Asie et en Afrique du Sud. Enfin, les produits de la filiale (à 51 %) en Bulgarie sont désormais tous commercialisés sous la marque Duc.

Le titre a bondi de + 19 % en Bourse au lendemain de l'annonce du plan de redressement.