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Distribution/Résultats E. Leclerc capitalise sur la diversité de son offre

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Les centres E. Leclerc ont dévoilé le 12 février, à Paris, une croissance de 7 % en 2012 en France, avec un chiffre d'affaires de 32,3 milliards d'euros, hors carburant (43,7 milliards d’euros avec carburant, soit 7,5% de mieux). À l’international, il progresse de 7,1% atteignant 2,5 milliards d’euros hors carburant (3 milliards d’euros avec carburant + 6,9%). Le groupe se félicite d’avoir progressé de 0,7 point en part de marché pour atteindre 18,4%, avec une pointe à plus de 19% en fin d'année. Elle progresse même de 1 point à 18,6% sur l’offre alimentaire. Depuis 2009, c’est 2,1 points de part de marché que l’enseigne a conquis sur ses concurrents, affirme le groupe. Sur les dix dernières années (2002/2012), l’enseigne totalise une progression de chiffre d’affaires de 52,1%. « Notre objectif est toujours d'atteindre les 20% de part de marché en 2015, a déclaré Michel-Edouard Leclerc, président du groupement. On continue nos investissements quelles que soient les performances des concurrents, afin de faire de Leclerc la première enseigne multi format, multi connectée, et multi canal. »

Percée du drive

La progression des hypermarchés, qui représentent 84,1% des ventes, a été de 4,9%. Ils ont contribué pour 55,2% à la croissance du groupement. L'activité drive, si elle n'apporte encore que 2,8% des ventes, a contribué pour 27,8% de sa croissance. Leclerc estime que ce mode de distribution répond à une attente des consommateurs dont les modes de consommation évoluent et que cette réponse entre dans sa stratégie de développement multi-canal. Le drive est la première traduction concrète de cette stratégie: Leclerc veut monter encore en puissance avec un objectif de 400 unités en 2013, contre 271 en 2012, soit un CA de 1,375 milliard d'euros versus 931 millions l'année passée qui contribue pour 28% à la croissance du chiffre d’affaires total de l’enseigne. 2013 verra le développement dans le premier semestre de nouvelles offres sur Internet dans les domaines des produits culturels et du multimédia. Les supermarchés ont gagné 10,4%, et les concepts non alimentaires 7,6%. La performance de l’enseigne s’explique principalement par une politique de prix bas permanents sur le fond de rayon avec un écart constant supérieur à 4 points (4,5 points à fin 2012) avec le concurrent le plus proche. Pour l’année à venir, E.Leclerc anticipe une consommation stagnante et un pouvoir d’achat effectif du consommateur en régression de 0,9%10. Dans ce contexte difficile, E.Leclerc entend poursuivre son combat en faveur du pouvoir d’achat en restant l’enseigne la moins chère sur tous les marchés et partout où elle est présente. Dans la continuité des performances 2012, E.Leclerc anticipe une croissance prudente de son chiffre d’affaires annuel de 5% et une part de marché en progression de 0,5 point à 18,9%.

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