La Commission européenne a ouvert, le 17 mars (et jusqu’au 14 avril), une consultation publique en vue d’une révision ciblée de la directive-cadre sur l’eau (DCE) afin de soutenir le développement des activités d’extraction, de transformation et de recyclage des matières premières critiques. Bruxelles souhaite recueillir des preuves sur « les goulets d’étranglement et les problèmes spécifiques qui découlent de cette directive et qui entravent l’octroi de permis pour les projets relatifs aux matières premières critique ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une réflexion plus large sur la simplification de la mise en œuvre des directives de protection de l’environnement : la DCE mais aussi la directive sur les nitrates, les directives Habitats et Oiseaux. Des discussions sont en cours avec les compagnies des eaux, les agriculteurs et la société civile. De plus, des échanges sont également lancés avec les États membres dans le cadre des dialogues structurés annoncés dans la stratégie pour la résilience dans le domaine de l’eau.
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Dans une lettre adressée le 12 mars aux commissaires européen Christophe Hansen (Agriculture) et Jessika Roswall (Roswall), une dizaine d’organisations environnementales et agricoles (EBB, Greenpeace, les Amis de la Terre, Via Campesina…) s’inquiètent des intentions de l’exécutif européen qui présente systématiquement les mesures de protection de l’environnement comme un « fardeau ». Les signataires estiment que « les principales difficultés rencontrées par les agriculteurs ne proviennent pas des objectifs environnementaux, mais de leur mise en œuvre fragmentée, de l’instabilité des politiques, de l’insuffisance des systèmes de conseil technique au niveau national et du manque d’incitations financières adéquates pour soutenir la transition vers des pratiques agricoles véritablement durables ».