Après une réunion avec la préfecture et les principaux producteurs d’eau du département, Guy Pennec, président de la régie de l’eau An Dour, à Morlaix (Finistère), a dressé un constat alarmant sur l’état de la ressource en eau dans le département, rapporte Ouest-France le 7 octobre. « L’élastique est tellement tendu qu’il peut rompre à tout moment », résume-t-il. Selon lui, l’année 2026 est la troisième plus difficile depuis 1976 dans le Finistère. Des pluies de 10 à 30 mm sont annoncées dans les prochains jours, mais leur effet reste incertain. « Encore faut-il qu’elles atteignent les bassins-versants et réalimentent les sources et les forages », souligne M. Pennec. La situation est particulièrement préoccupante pour certains cours d’eau et retenues. « La rivière de la Penzé se dégrade de jour en jour », alerte-t-il. Le niveau du barrage du Drennec inquiète également la régie An Dour : au rythme où il se vide, il pourrait être à sec dès le 3 novembre, estime son président. Il appelle à un « électrochoc », estimant que la population ne prendra pleinement conscience de la situation qu’en cas de coupure d’eau. La situation pèse d’ores et déjà sur l’économie : faute d’eau, les entreprises agroalimentaires réduisent leur production, avec des répercussions importantes, les grandes et moyennes surfaces ayant du mal à accepter ce changement de paradigme.
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