Sur les questions liées à l’eau, « tous ces enjeux que l’on retrouve au niveau mondial, vous les vivez à votre niveau », a expliqué Sylvie Brunel, géographe à la Sorbonne, aux irrigants réunis dans les locaux de l’Assemblée nationale le 13 avril. Car « c’est l’eau bien plus que la terre, le facteur limitant de la production agricole », a souligné la spécialiste. Si seuls 2,7 millions de km2 sont irrigués dans le monde, soit 17 à 18 % de la surface agricole mondiale, ils fournissent 40 % de la production. Pour Sylvie Brunel, « la sécurité alimentaire mondiale est étroitement liée aux capacités d’irriguer ». La crise alimentaire s’est ainsi révélée une « crise des milieux secs », touchant des zones du Sahel ou de Chine du Nord particulièrement vulnérables car marquées par la contrainte en eau. Or, les ressources risquent encore de se raréfier, ne serait-ce qu’à cause du changement climatique. « Nous devons donc aller vers une agriculture durable », a conclu la spécialiste. Ce qui doit se traduire tant au niveau du choix de productions adaptées que des techniques agronomiques ou de l’amélioration des capacités de stockage de l’eau. Bien sûr, seuls 12 % des prélèvements en eau en France sont dus à l’agriculture, contre 80 % en Inde… Mais l’Hexagone doit également réfléchir à ces questions.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.