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Eau : des manifestations contre les « méga-bassines »

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Des milliers d’opposants à des projets de retenues d’eau dans les Deux-Sèvres et alentour, les « méga-bassines », sont attendus le dernier week-end de mars contre « l’accaparement de l’eau » et « l’empoisonnement des sols par l’agro-industrie ». « On espère entre 5 000 et 10 000 personnes » lors des trois jours de « fêtes, assemblées, spectacles et randos naturalistes » ainsi que d’une « manif-action » le 26 mars, à La Rochénard (Deux-Sèvres), a affirmé le 22 mars lors d’une conférence de presse Julien Le Guet, porte-parole des organisateurs. L’événement, qui fait suite à nombre de rassemblements, manifestations, recours en justice, etc. au cours des années passées, se déroule à l’appel du collectif Bassines Non Merci, fer de lance de l’opposition aux projets, et de la Confédération paysanne, avec le soutien de la LPO, EELV, Attac, La France Insoumise, etc. Ce « n’est pas une bataille d’écolos », selon Nicolas Girod, porte-parole de La Conf’, « c’est un choix de modèle agricole. On est sur un projet d’industrialisation de l’agriculture », dénonce le syndicat « paysan » qui a affrété des autocars venant du Sud-Ouest, de Bretagne ou du Grand Est. Le rassemblement est prévu près de Mauzé-sur-le-Mignon, commune qui abrite une de ces « bassines » de stockage.

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De son côté, la Coordination Rurale a annoncé également trois jours de mobilisation pour « défendre » la bassine de Cram-Chaban (Charente-Maritime), à quelques kilomètres, une action « destinée à défendre cet outil de travail face à des extrémistes ». Contre « tout risque de trouble à l’ordre public », les préfectures des Deux-Sèvres et de Charente-Maritime ont interdit de manifestation et de circulation les engins agricoles sur un large périmètre. De précédentes manifestations avaient été suivies de violences avec la destruction d’une réserve voisine en Charente-Maritime et de blessés chez les gendarmes.

De son côté, la CR mobilise pour « défendre » une bassine