Dans la perspective de l’élection présidentielle française de 2027, la FNSEA, les Jeunes agriculteurs (JA), les Chambres d’agriculture, la Coopération agricole, les Irrigants de France et l’Acta (Instituts techniques) se sont réunis, le 11 décembre, pour la première édition des « Rencontres de l’eau ». Cette « réunion de famille », selon l’expression d’Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, a été l’occasion pour les organisations agricoles présentes d’engager une réflexion autour de la gestion de l’eau, pour définir une vision commune destinée à peser dans le débat présidentiel. Dans un contexte de changement climatique, l’accès à l’eau détermine de plus en plus la capacité de production des agriculteurs, a notamment rappelé Pierrick Horel, président des JA.
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À ce stade, le contenu précis des propositions n’a pas été décidé, mais une première restitution est attendue au premier semestre 2026, de préférence en mars. « Le monde agricole ne dispose pas d’une représentation à la hauteur des enjeux qui le concernent », estime Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France, soulignant une présence « insuffisante » des agriculteurs au sein des instances décisionnelles. Même son de cloche du côté d’Éric Frétillère, président d’Irrigants de France, auxquels les associations spécialisées de la FNSEA ont récemment promis des moyens renforcés. M. Frétillère souligne la nécessité de réaliser systématiquement des études d’impacts socio-économiques, telles que prévues par la loi « visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », dans le cadre des réglementations sur les volumes prélevables.