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Eau : Pannier-Runacher espère des budgets supplémentaires pour les captages

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À l’occasion d’une audition le 4 juin devant les députés de la commission du Développement durable, Agnès Pannier-Runacher s’est dite favorable à des budgets supplémentaires pour la protection de l’eau. « Sur les crédits eau, le ministère de l’Agriculture a une enveloppe de 20 M€ dans le cadre du Parsada. Vous allez me dire : "C’est très peu". Vous avez raison », a-t-elle répondu au député socialiste Jean-Louis Bricout, qui estimait les dépenses annuelles des collectivités dans le traitement de l’eau autour de 250 M€. Et la ministre d’ajouter : « C’est pour cela que le MTECT (ministère de la Transition écologique, NDLR) travaille sur un plan eau plus large sur lequel il fera ses annonces prochainement, et qui prend en compte les enjeux dans la limite de nos marges de manœuvre budgétaires ». Son cabinet précise que la ministre faisait référence au lancement « dans les prochaines semaines » du Groupe national captage (GNC), comme annoncé dans le plan Ecophyto 2030. Une réunion avec les ministres de la Santé et de l’Environnement doit permettre de définir la « méthode appliquée par le GNC » d’ici la « mi-juin ». Le cabinet du ministre de la Transition écologique précise que le Plan eau prévoit bien des mesures de protection des captages, « dans une logique préventive », et que des « financements sont en cours ».

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L’actualité récente est marquée par deux nouvelles opposées. Côté rassurant : l’Anses a finalement classé comme « non pertinent » le métabolite R471811 du fongicide chlorothalonil, ce qui conduit à rehausser sa limite de qualité, de 0,1 microgramme par litre (0,1 µg/L) à 0,9 µg/L, au titre de la protection de l’eau. Côté inquiétant : la découverte qu’une quarantaine de substances actives répondant à la définition des PFAS sont susceptibles de contribuer à la contamination de l’environnement. D’après Générations futures, les pesticides PFAS les plus utilisés en France sont deux herbicides, le flufenacet (804 t en 2021) et le diflufenican (561 t), notamment sur les cultures de céréales.

« Vous allez me dire : " C’est très peu ". Vous avez raison »