Face à la « pollution massive des zones de captages d’eau », les élus locaux ont réclamé mardi des actions « à très court terme » à l’État, après un rapport interministériel alarmant sur les pollutions aux pesticides. Ce rapport, réalisé par les inspections des ministères de la Santé, de la Transition écologique et de l’Agriculture, en date de juin 2024 et révélé mi-novembre, a pointé « l’échec global de la préservation de la qualité des ressources en eau pour ce qui concerne les pesticides », malgré quelques progrès localisés. « Demain, pourra-t-on encore boire de l’eau potable non polluée en France ? », s’interrogent les élus de la FNCCR, une fédération qui représente, pour la gestion de l’eau, plus de 500 collectivités ou groupements et une population totale de plus de 51 millions d’habitants. « Face à cette dégradation qui s’accélère et se généralise », elle demande notamment à l’État de « sanctuariser les aires d’alimentation de captages », avec une « trajectoire d’arrêt » de l’utilisation des pesticides et engrais de synthèse et de « décupler l’accompagnement technique et financier à la transition agroécologique pour réduire l’usage des pesticides », aides européennes à l’appui. Les élus demandent aussi une augmentation de la redevance pour pollutions diffuses sur les pesticides.
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