Les perturbations de la commercialisation et des échanges de produits alimentaires dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par l'Ebola ont fait grimper en flèche les prix des denrées, tandis que les pénuries de main-d'œuvre risquent fortement de compromettre les prochaines récoltes, avertit la FAO.
E N Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, des zones de quarantaine et des restrictions aux déplacements de personnes visant à enrayer la propagation du virus Ebola ont sérieusement limité le mouvement et la commercialisation des aliments, a souligné la FAO le 2 septembre Cette situation a engendré des achats dictés par la panique, des pénuries alimentaires et de fortes flambées des prix pour certaines denrées, en particulier dans les centres urbains.
Parallèlement, poursuit la FAO, alors que la campagne de la récolte principale de deux cultures essentielles (riz et maïs) approche dans ces pays, les pénuries de main-d'œuvre agricole dues aux restrictions de mouvements et aux migrations vers d'autres zones auront de fortes répercussions sur la production, et donc sur la sécurité alimentaire.
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Pour répondre aux besoins alimentaires immédiats, le Programme alimentaire mondial (Pam) a lancé une opération d'urgence à l'échelle régionale prévoyant quelque 65 000 tonnes de nourriture pour 1,3 million de personnes.