Les producteurs d’échalote de la région française de Bretagne repartent en guerre contre les semenciers des Pays-Bas qui, selon eux, vendent des oignons sous le nom d’« échalotes de semis », nom que la Cour de justice européenne avait autorisé en 2006 pour les hybrides oignons-échalotes néerlandais (1). « On avait convenu d’une définition précise » entre l’« échalote de tradition », plantée et récoltée en Bretagne en bulbes, à la main, et l’échalote de semis, hybride oignon-échalote, semée et récoltée mécaniquement avec des coûts 30 % moindres, rappelle Pierre Bihan-Poudec, représentant des producteurs français. Mais depuis, ajoute-t-il, « trois variétés vendues dans le commerce ne sont que des oignons selon des travaux réalisés par un laboratoire de l’Inra » (Institut national de la recherche agronomique ». « On a alerté le ministère de l’agriculture, le bureau des semis, ils nous disent qu’ils vont saisir la Commission européenne mais nous restons en veille, on s’est déjà fait rouler par la production semencière néerlandaise », a prévenu Bihan-Poudec.
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