Constitué « il y a un an », le collectif de l’échalote traditionnelle de Bretagne (101 producteurs adhérents, 14 négociants) va remettre un dossier de demande d’indication géographique protégée (IGP) à l’Inao « à la fin du mois », a indiqué son président Bernard Cadiou le 19 septembre. « L’idée de départ est de valoriser notre savoir-faire local en différenciant notre produit de l’échalote de semis, l’échalote industrielle », a expliqué M. Cadiou. En Bretagne, la culture d’échalote se fait par plantation de bulbes qui donnent eux-mêmes quatre à dix bulbes, a précisé l’ingénieure agronome chargée du dossier IGP, Camille Le Monnier. Elle est produite dans les communes du Finistère et des Côtes-d’Armor situées « à moins de 20 km à vol d’oiseau de la Manche ou de l’océan Atlantique », critère géographique qui figurera dans le cahier des charges déposé à l’Inao. La densité de plantation, également fixée dans le cahier des charges, visera à obtenir des calibres « entre 22 et 55 mm […], sachant que le calibre préférentiel se situe entre 30 et 40 mm », a précisé l’ingénieure. Le collectif représente « plus de 20 000 t d’échalotes, soit 70 % de la production bretonne ». Il espère obtenir l’IGP "Echalote de Bretagne" d’ici « quatre ou cinq ans », selon M. Cadiou.
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