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Ecophyto : les griefs communs de scientifiques et d’ONG

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Dans une tribune publiée le 30 mars dans le quotidien Le Monde, un collectif de chercheurs et de militants écologistes (dont Bernard Chevassus-au-Louis, président d’Humanité et biodiversité et ancien directeur général de l’Inrae) estime que certaines réponses apportées par le gouvernement à la crise agricole vont « retarder la nécessaire transformation de nos systèmes agricoles et alimentaires ». Il pointe notamment du doigt la « remise en cause de l’objectif d’une sortie progressive de la dépendance aux produits phytosanitaires ». Dès les années 1970, « les données scientifiques montraient que l’usage systématique de biocides nuit à la vie du sol et à la biodiversité sous toutes ses formes », souligne le collectif. Et d’ajouter que les coûts cachés – environnementaux, sociaux et sanitaires – de nos systèmes alimentaires s’élèveraient en France à 160 Mrds€/an.

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« De plus, les conséquences de certaines pratiques agricoles sur l’érosion et sur la fertilité des sols mettent en péril l’objectif même de souveraineté alimentaire », ajoute le collectif. C’est pourquoi il propose d’engager « des transformations profondes » des systèmes agricoles et alimentaires. Pour ce faire, il appelle notamment à faire évoluer la Pac pour qu’elle devienne « un levier des changements de pratiques agricoles », mais aussi à « soutenir fortement les expérimentations territoriales […] reconnectant agriculture et alimentation dans des filières locales ». En outre, il souhaite que les consommateurs soient incités à adopter un régime alimentaire plus végétal, et que des heures du programme scolaire soient consacrées à « la compréhension de l’environnement et [aux] déterminants de la santé individuelle et publique ».

Le collectif propose notamment de faire évoluer la Pac