Dans un rapport interministériel diffusé le 4 juillet, le CGGAER formule sept recommandations pour améliorer l’efficacité du plan de réduction des usages agricoles de pesticides (Écophyto). Le premier lot de recommandations concerne la stratégie à adopter. Le CGAAER appelle à « préciser les cibles en termes de santé et de biodiversité » ; à intégrer tous les acteurs de l’amont et l’aval ; et à « insérer […] un processus de massification des bonnes pratiques » pour atteindre l’objectif de réduction de 50 % l’usage de produits phytosanitaires.
Il appelle aussi à redéfinir le plan « à 10 ans » pour être en cohérence avec la nouvelle Pac et propose pour cela trois scénarios : le scénario « segmentation » encourage les bonnes pratiques en les différenciant sur le marché (bio, HVE, démarches de filière) ; le scénario « incitation » encourage la réduction d’usage de phytosanitaires via les innovations, avec un rôle prépondérant du conseil et une taxation forte des PPP ; enfin le scénario « règlementaire » interdit plus fortement l’usage de pesticides par choix sociétal, ce qui demande au préalable « une plus forte convergence européenne ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le deuxième lot de recommandations concerne l’organisation du plan. Le CGAEER préconise « une gouvernance interministérielle resserrée » et appelle à « définir les responsabilités de chaque ministère, direction et opérateur ». Il suggère de consolider « le choix des cibles, l’analyse des indicateurs et l’évaluation des actions ». Le dernier lot de recommandations concerne le financement d’Écophyto. Le CGAAER propose de « dédier en priorité » le produit de la redevance pour pollution diffuse (RPD) « à des aides directes aux pratiques faiblement utilisatrices » de produits phytosanitaires, et de « simplifier le processus budgétaire ».