Le ministère de l’Agriculture va « lancer une mission avec l’Inrae » avec pour objectif « l’amélioration » de l’indicateur HRI 1, récemment choisi pour être l’indicateur du plan Ecophyto 2030, en lieu et place du Nodu, a confirmé le cabinet de la ministre déléguée de l’Agriculture, Agnès Pannier-Runacher, interrogé par Agra Presse le 22 avril. Un interlocuteur du ministère évoque un objectif d’aboutir d’ici 2025, et la recherche de partenariats avec d’autres pays européens – des informations qui n’ont pas été confirmées par le cabinet. La lettre de mission est « en cours d’élaboration », précise-t-on simplement rue de Varenne. Le sujet avait été mentionné par la DGAL lors du Comité social d’administration de l’administration centrale le 28 mars.
Pour justifier le changement d’indicateur, Marc Fesneau avait souligné que le Nodu (nombre de doses unités) n’était pas un indicateur européen, et qu’il ne prenait en compte que « l’usage » des produits, et non pas leur « impact » sur la santé ou l’environnement. Dans un texte de décryptage, le comité scientifique et technique (CST) du plan Ecophyto rappelait que le calcul d’une « dose unité » était élaboré non seulement sur « la base de l’efficacité » du produit, mais aussi « de la toxicité et écotoxicité ». Et ils proposaient d’en simplifier le calcul pour le rendre calculable à l’échelle européenne.
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Début février, Générations futures avait rappelé les biais du HRI 1 : un risque trop important associé, à « nocivité » égale, aux produits interdits par rapport à des produits sur la sellette ; des groupes de risque trop larges, associant notamment un trop fort risque à certains produits utilisés en bio par rapport à des produits conventionnels.