Les coopératives agricoles « se félicitent des premières déclarations » de la ministre de l'Écologie Ségolène Royal sur la nécessité d'une remise à plat de l'écotaxe, dans un communiqué publié le 4 avril.
La mission parlementaire et le groupe de travail interministériel doivent tenir « compte de ce nouveau regard, plus conforme au Pacte de responsabilité annoncé par le président de la République », estime Coop de France.
« Cette taxe, appliquée en l'état, accentuerait la fragilisation de certaines filières et favoriserait les produits importés », rappelle l'organisation, qui avait été une des toutes premières à se mobiliser contre cette taxe sur les poids lourds.
Car les coopératives, qui pèsent tout de même 40% de l'agroalimentaire français, disposent « rarement de solution de report multimodal et transportent des produits à faible valeur ajoutée ».
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« Réfléchissons vite à un dispositif simple, juste et dédié à un véritable plan de restructuration des infrastructures, indispensable pour garantir une meilleure compétitivité nationale » et « nous sommes prêts à en débattre avec madame la ministre Ségolène Royal », explique Philippe Mangin, président de Coop de France, cité dans le communiqué.
À peine installée dans ses nouvelles fonctions, Ségolène Royal s'est prononcée le 3 avril en faveur d'une « remise à plat » de l'écotaxe et de la recherche d'alternatives pour financer les infrastructures de transport, suscitant des inquiétudes chez certaines ONG environnementales.
Le 4 avril, elle a répondu à ces critiques, estimant sur son compte Twitter que « la remise à plat de l'écotaxe n'a aucune raison de soulever une polémique. C'est une méthode de respect et du temps donné à l'écoute... »
Avant de préciser qu'un rapport parlementaire sera rendu dans 15 jours « dont le gouvernement prendra connaissance avant les décisions ».