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Effet de serre : mauvaise note pour le biodiesel d’huile de palme

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L’huile de palme détient la plus mauvaise note des tous les biocarburants au regard de son impact sur le réchauffement climatique. C’est le résultat d’une étude menée pour le compte de la Commission européenne, a indiqué la Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux (FOP), dans un communiqué publié le 21 mars.

L’étude Globiom, réalisée par l’Iiasa (Institut international pour les analyses de systèmes appliqués à l’effet de serre, l’énergie, l’eau, etc.), place le biodiesel d’huile de palme au dernier rang de tous les biocarburants, sur le critère de l’effet de serre, loin derrière l’ester de colza. Quand le biodiesel de colza émet 65 grammes de CO2 par mégajoule, le biodiesel de soja en émet 150 et le biodiesel d’huile de palme 231, d’après l’étude.

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Cette même étude avait conclu que l’éthanol de maïs (14 grammes de CO2 par mégajoule) et celui de betterave (15 grammes de CO2 par mégajoule) génère moins d’effet de serre que l’éthanol de canne (17 grammes). Le blé est assez mal placé pour produire de l’éthanol, générant 34 grammes de CO2 par mégajoule, d’après l’étude Globiom.

La Fop rappelle aux pouvoirs publics que ce nouvel inconvénient s’ajoute à la menace que l’importation d’huile de palme fait courir à la filière française du biodiesel. Une menace qui se précise avec la reconversion par le groupe Total de l’activité de raffinage de pétrole brut du site de La Mède, qui produira à partir de 2017 du biocarburant à base de 600 000 tonnes d’huile de palme importée par an, a rappelé la Fop.