L’Adepale (entreprises alimentaires), face à un « tsunami inflationniste », a réclamé le 23 février une loi Egalim 3 pour « aller vers la non-négociabilité de la totalité des coûts de production ». Il s’agit, sur le modèle des matières premières agricoles dans Egalim 2, d’« instaurer l’extension de la clause de révision automatique aux autres coûts de production (énergie, emballage, transports…) », a déclaré le président Jérôme Foucault, en présentant seize propositions pour « renforcer la souveraineté alimentaire et industrielle » à l’horizon 2030. Selon le baromètre Adepale en décembre, 86 % des entreprises ont des difficultés d’approvisionnement, avec une hausse de coûts sur tous les postes et notamment les emballages cartons, plastiques, métalliques. Des augmentations de prix, de 40 à 108 % pour les plastiques, 89 % pour les boîtes métalliques, qui ne sont « pas entièrement répercutées » jusqu’aux distributeurs, selon Jérôme Foucault. « La plus grosse crainte du chef d’entreprise, c’est une potentielle rupture en linéaires dans les prochains mois », a alerté le vice-président Thierry Goubault, parlant d’« une situation jamais connue », en vingt-cinq ans de métier, avec des hausses de prix « tous les quinze jours » pour les emballages. « Si un industriel n’a pas d’emballage, il arrête de produire pendant une semaine, ça risque d’arriver », et dans ce cas « il n’achète pas de produit agricole », prévient l’administrateur, également président du fabricant de desserts aux fruits Charles & Alice.
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Lancer Egalim 3 est l’une des propositions du Pacte détaillé le 23 février par l’Adepale, dont le premier enjeu est de « restaurer la compétitivité des entreprises ». Y est aussi rattachée une autre demande visant à encadrer le regroupement des centrales d’achat en cas d’« atteinte à la libre concurrence et à l’équilibre des relations commerciales ».