Les nouvelles négociations commerciales – annoncées dans le cadre du Plan de résilience – « doivent impérativement partir du prix payé aux producteurs pour construire un prix de vente », déclare la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) dans un communiqué du 17 mars, en rappelant que les lois Egalim imposent une construction du prix de l’amont vers l’aval. Une revendication partagée par les organisations de producteurs. Poplait (association de neuf OP du Grand Ouest) signale dans un communiqué que « des OP restent sans contrat avec leur acheteur faute de finalisation de la négociation ». « D’autres OP qui sont parvenues à des accords les voient parfois tout simplement piétinés par les acheteurs, dès lors qu’ils ne leur conviennent plus », ajoute l’association. Elle demande la réouverture de négociations entre les OP et leurs acheteurs pour que les producteurs ne restent pas « une variable d’ajustement » dans les négociations de l’aval. Selon le syndicat, « les industriels usent de la même brutalité dans les relations avec les OP que celle qu’ils n’ont de cesse de dénoncer dans les box de négociation avec les distributeurs. »
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Dans un communiqué du 22 mars, le réseau France OP Lait — qui rassemble 18 organisations de producteurs de lait — demande également que la tenue de « nouvelles négociations à l’amont ». « Encore trop d’industriels laitiers n’ont pas de contrats avec leurs OP et leurs producteurs », affirme à son tour l’organisation. Elle réclame « des mesures coercitives pour faire respecter l’équilibre des rapports de force entre OP et industriels » et interpelle l’État sur la mise en œuvre des contrôles et des sanctions prévus dans la loi.