Le 22 septembre, les Allemands se rendent aux urnes. S’il paraît très probable qu’Angela Merkel (CDU) reste au pouvoir, les jeux restent ouverts sur la coalition qui devra former un gouvernement. Beaucoup de dossiers, y compris à Bruxelles, sont en suspens dans ce contexte. Et il faudra ensuite attendre les élections européennes en 2014 pour que les affaires politiques et réglementaires reprennent un rythme plus régulier. Parmi les dossiers qui intéressent particulièrement nos industries agroalimentaires, le dumping social. Il semble que les choses avancent outre Rhin avant même que l’Etat ne l’impose. Quatre grands de l’industrie de la viande (Tönnies, Danish Crown, Vion et Westfleisch) ont annoncé vouloir ouvrir rapidement les négociations avec les syndicats pour instaurer un salaire minimum. Au-delà du montant qui sera fixé, la grande question reste bien sûr celle des écarts qui demeurent entre les pays européens, entre l’Allemagne et ses voisins immédiats est-européens. En France, on se réjouit des avancées en Allemagne. Mais en Pologne et en Roumanie par exemple, on se réjouit de pouvoir aller travailler plus à l’Ouest, même dans des conditions proches de l’esclavage moderne, parce que cela semble préférable à un salaire de misère dans son pays d’origine. Alors que le verdissement a focalisé une grande partie des débats sur la renégociation de la PAC en France, plus de 80 % des exploitations polonaises, trop petites, ne sont pas concernées. Un exemple qui illustre les grandes disparités qui demeurent dans une Europe pourtant animée par des dispositifs et un destin communs. La question du dumping social est donc certainement loin d’être réglée, élections ou pas.

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