D’après les estimations de Chambres d’agriculture France, 11 % des élus en place dans les chambres d’agriculture sont potentiellement concernés par les règles émanant de la séparation de la vente et du conseil des pesticides qui excluront du bureau, à l’issue du prochain scrutin de janvier 2025, les élus de chambre départementale ayant par ailleurs des responsabilités dans des coopératives. Ce chiffre concerne l’ensemble des élus de chambres départementales et pas seulement les membres actuels des bureaux ; il peut atteindre 25 % dans certains départements. À l’occasion d’une conférence de presse le 11 septembre, le président de Chambres d’agriculture France, Sébastien Windsor, a indiqué qu’il sera encore temps pour le nouveau ministre de l’Agriculture, d’ici le scrutin de janvier, de revenir sur ces règles. Une dérogation pourrait, selon les chambres, être décidée jusque début 2025, avant que ne soient proclamés les résultats et constitués les bureaux.
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Selon une source professionnelle, la DGAL (ministère de l’Agriculture) estime que seule la voie législative permettrait d’y parvenir ; la voie réglementaire ne suffirait pas. « Ce serait dommage qu’ils restent exclus, car la présence des coopératives, qui disposent d’un collège dédié, est importante pour accompagner les stratégies d’adaptation face au changement climatique, a plaidé Sébastien Windsor. C’est important que nous portions les mêmes messages avec les coopératives, par exemple sur les nouvelles cultures. » Ce n’est pas l’avis de la Confédération paysanne : « C’est un garde-fou important. Quand on est coopérateur, on défend d’autres intérêts que ceux de tous les agriculteurs. D’autant plus que les coopératives ont déjà un collège aux chambres », a déclaré sa porte-parole nationale, Laurence Marandola, lors d’une conférence de presse du 17 septembre au Space.