Dans le domaine de l’élevage allaitant (61 000 exploitations actuellement dont 20% seulement seront détenues par des chefs âgés de moins de 40 ans en 2014), les problèmes sont plus cruciaux encore, selon l’institut. L’installation demande également un capital important mais la rentabilité est encore plus faible qu’en élevage laitier. Les charges sont en hausse, les produits en baisse, les comptes de résultat des exploitations se dégradent malgré une augmentation du cheptel moyen (de 50 à 60 vaches). Et le phénomène s’aggrave d’année en année. Selon l’étude, en zone de montagne, la valeur ajoutée (c’est-à-dire la recette hors aides moins les charges directes) est nulle pour 35% des exploitations. Les éleveurs vivent grâce aux subventions. Globalement, dans toutes les exploitations, les revenus sont bas. Cette situation rend de plus en plus difficiles les installations et les reprises d’exploitation. « Sans les aides, il n’y a pas d’intérêt à produire. Les investisseurs ne peuvent pas être intéressés », résume Christophe Perrot.
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