À travers une charte signée avec Chambres d’agriculture France le 27 février, Enedis s’engage à « proposer » un diagnostic à « tous les propriétaires et/ou exploitants » d’élevages situés sur le trajet des futures lignes électriques à très haute tension. Financée par Enedis, cette étude comprendra deux volets : « états des lieux électriques » et « performances techniques de l’élevage ». Selon un communiqué commun, il reviendra aux chambres d’agriculture « d’identifier les éleveurs et leurs bâtiments existants de ruminants ou d’équins à proximité de nouvelles lignes aériennes projetées de 225 000 V ou 400 000 V ». Les états des lieux ainsi réalisés seront ensuite « partagés avec les éleveurs », conservés par les chambres et « transmis au GPSE (1) pour assurer un suivi en cas de besoin ». Les partenaires rappellent que « près de 2 000 élevages cohabitent déjà avec le réseau électrique » (non concernés par la présente charte), et que 70 % des lignes à haute et très haute tension « traversent des zones agricoles ». En juillet dernier, les chambres demandaient une loi sur les « courants parasites » afin d’imposer de tels diagnostics préalables. Un an plus tôt, en juin 2024, un éleveur de l’Orne avait perdu en appel contre Enedis (après avoir gagné en première instance), faute d’anomalie détectée par le GPSE.
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