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Élevage : deux fois moins d’animaux tués en 2030, l’objectif « intermédiaire » de L214

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Réduire de moitié le nombre d’animaux tués et donc la consommation française de viande d’ici 2030 permettrait de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, la souffrance animale et les risques pour la santé sans menacer la souveraineté alimentaire, affirme L214 dans un rapport publié le 10 juin. L’ONG, qui milite pour le bien-être animal et l’abandon de la viande dans les régimes alimentaires, propose cet objectif « intermédiaire, consensuel et atteignable », soulignant que la France consomme deux fois plus de viande (83,5 kgéc/an/habitant) que la moyenne mondiale. Elle cite ensuite des enquêtes d’opinion dans lesquelles de nombreux Français déclarent manger moins de viande et/ou vouloir réduire leur consommation, sans que celle-ci n’ait vraiment baissé ces dernières années à l’échelle nationale. « Tous les scénarios de durabilité pour la France recommandent de réduire la consommation de viande mais aucun ne prend explicitement en compte le nombre d’animaux tués ni leurs souffrances », souligne l’association dans son rapport. « Cet objectif permet déjà de limiter les pratiques les plus délétères, notamment l’élevage intensif et l’aquaculture, et de diminuer significativement le nombre d’animaux tués : 600 millions sur les 1,2 milliard » d’animaux terrestres tués aujourd’hui et plus de 3,5 milliards d’animaux aquatiques sur sept, précise L214.

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