Avec une simple boucle électronique placée sur l’oreille, la start-up DiAgri peut «prouver que le bœuf provient de Grande-Bretagne, qu’il a été élevé en bio et en plein-air, et donner son état de santé et son temps de pâturage », a expliqué Ian Bester, son fondateur, lors d’une conférence organisée à l’ambassade de Grande-Bretagne.
La boucle électronique de DiAgri a la particularité d’être munie d’un émetteur GPS, qui lui permet d’envoyer des données toutes les 5 minutes, jusqu’à 22 kilomètres, avec une précision de 7 mètres et une autonomie de plusieurs années.
Avec ces données, DiAgri développe des alertes, des documents de traçabilité voir des conseils. «Nous pouvons croiser les données de croissance des prairies et les données de biomasse, et savoir ainsi dans quelles proportions une prairie a été pâturée», a expliqué Ian Bester.
L’entreprise développe également des modèles sur l’état de santé des vaches. La boucle est vendue 35€ pièce, à quoi il faut ajouter 17€ d’abonnement annuel par puce. Pour Ian Bester, les objets connectés disponibles sur le marché sont «gros, chers, et donnent des informations limitées».
En France, les bovins doivent être dotés de boucles d’identification, mais la boucle électronique (puce RFID) n’est pas obligatoire, à la différence de la production ovine. Par ailleurs, plusieurs entreprises se sont lancées dans les colliers connectés, munis principalement d’accéléromètres, pour fournir des données de déplacement/chevauchement pour détecter vêlages, troubles de santé, ou chaleurs.
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