Abonné

Élevage : le Copa-Cogeca demande une simplification de l’utilisation de la laine

- - 2 min

Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont réclamé, le 2 mars, une simplification de la réglementation sur les sous-produits animaux jugée excessive afin de faciliter l’utilisation de la laine brute en tant qu’engrais ou pour la production de biogaz. En vertu du règlement 1069/2009 sur les sous-produits animaux, la laine brute provenant d’animaux sains (vivants ou morts) est, en effet, classée comme sous-produit animal de catégorie 3, à condition qu’elle ne présente aucun signe de maladie transmissible à l’homme ou à l’animal. Cette classification « place la laine dans la même catégorie que d’autres sous-produits, tels que les carcasses, le sang ou les peaux, même si le risque associé est nettement moindre », déplore le Copa-Cogeca. Cette laine de catégorie 3 peut être utilisée pour la production de biogaz ou transformée en engrais organiques et amendements pour sols, par contre son application directe sur le sol est interdite. Résultat : dans de nombreux cas, la laine finit par être incinérée ou abandonnée en raison du manque d’alternatives légalement accessibles. L’organisation agricole propose donc la création d’une catégorie spécifique à faible risque ou, à défaut, un allègement significatif des obligations existantes. En l’absence d’une telle simplification, « les agriculteurs et les coopératives doivent supporter des coûts supplémentaires pour la manutention, la commercialisation, l’exportation et l’élimination d’une matière qui pourrait autrement être bénéfique pour la santé des sols et le recyclage des nutriments », souligne le Copa-Cogeca.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

La Commission européenne est en train de finaliser un plan d’action sur les engrais, qu’elle devrait présenter dans les prochains mois, dont l’un des objectifs est justement de favoriser le recyclage des nutriments organiques pour réduire l’usage d’engrais chimiques dans l’UE.