Elior a publié ses comptes pour le premier semestre de son exercice 2018/2019. À cette occasion, il a indiqué que, compte tenu de la cession en cours de sa filiale Aréas, il prévoyait un recul de la croissance organique de son chiffre d’affaires de 1 %, contre une progression de 1 % initialement annoncée.
Elior avait prévenu en décembre dernier que l’exercice 2018/2019 (clos le 30 septembre) serait celui de la consolidation. Le 29 mai, à l’occasion de la présentation de ses comptes semestriels, le groupe de restauration collective a même révisé ses objectifs annuels à la baisse. Elior prévoit sur l’exercice 2018/2019 un recul de sa croissance organique de 1 % (contre une progression de 1 % initialement annoncée, ndlr), un taux de marge d’Ebitda ajusté stable à 3,6 % et une forte amélioration du free cash-flow opérationnel. Cette modification des perspectives est liée au nouveau périmètre du groupe, a expliqué le directeur général Philippe Guillemot lors d’une conférence téléphonique : la prévision de croissance organique donnée auparavant englobait les activités de sa filiale Areas, en cours de rachat par le fonds PAI Partners pour 1,54 milliard d’euros. Cette cession ouvre la voie à un "nouvel Elior, plus solide, avec un bilan renforcé et recentré sur notre cœur de métier, la restauration collective et les services", a réaffirmé le dirigeant. Les premiers effets du plan de transformation se sont déjà fait sentir au premier semestre de l’exercice en cours, notamment sur l’amélioration de la génération de trésorerie, a précisé le groupe.
Sur ces six premiers mois, le chiffre d’affaires des activités poursuivies est en hausse de 1,4 % à 2,6 Mrd€, alors que l’Ebitda ajusté recule de 7,4 % à 122 M€, la marge passant à 4,7 % (contre 5,1 % à la même période précédente). "Cette baisse de 40 points de base s’explique pour 20 points de base par l’augmentation des amortissements liée à la hausse passée des investissements et pour 20 points de base par l’augmentation des coûts des fonctions support sur la période", explique le groupe.
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Le groupe qui à l’issue de la cession d’Areas deviendra le 2e pure player mondial de la restauration collective et des services prévoit à moyen terme : une croissance organique annuelle de 2 à 4 %, une amélioration de la marge d’Ebita ajusté de 10 à 30 points de base par an et des dépenses d’investissement inférieures à 3 % du chiffre d’affaires.
À noter que la cession d’Areas, qui devrait être bouclée à l’été, pourrait permettre à Elior de reverser à ses actionnaires 350 millions d’euros cumulés en 2020 et 2021, mais "cela dépendra de l’évolution du cours de l’action et des opportunités de croissance externe", a également précisé Philippe Guillemot.