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Commerce international Embardées du processus de Doha

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Malgré les déclarations de bonnes intentions, les 15 et 16 décembre, lors du Conseil général de l’OMC, les négociations sur la libéralisation du commerce mondial enregistrent un nouvel échec. Les chefs de délégation se sont contentés cette semaine de remettre sur pied des groupes thématiques, dont l’un est consacré aux questions agricoles. Ils n’ont ni prolongé la clause de paix qui permettrait des discussions sereines, ni fait avancer les bases d’un nouveau compromis. Le cycle de Doha, qui doit s’achever en 2005, dépend maintenant de l’attitude des membres de l’Organisation mondiale du commerce, après la fin de la clause de paix qui interviendra dans quelques jours. Comment un compromis pourrait-il être trouvé si, dans le même temps, les batailles juridiques se multiplient ?

Les groupes de négociations, dissous après l’échec de Cancun, vont être réactivés. Telle est la seule décision significative, et prévisible, qu’ont pris les chefs des délégations, qui se réunissaient les 15 et 16 décembre à Genève, pour dresser un bilan de l’échec du dernier sommet de septembre et tenter de relancer les négociations. Les véritables négociations ne reprendront donc pas avant la mi-février 2004, date à laquelle les présidents de groupes, chargés de coordonner les discussions, seront nommés. Les groupes ont été dissous à la suite de l’échec des négociations de Cancun il y a trois mois.

Fenêtre de tir

Le directeur général de l’OMC, Supachai Panitchpakdi, attendait de la réunion qu’elle donne un « nouvel élan » aux négociations. Ce n’est pas le cas. De son côté, Carlos Perez de Castillo, le président du Conseil général de l’OMC, qui dirige les négociations, pense que « nous avons devant nous en début d’année prochaine une fenêtre de tir qui pourrait nous permettre de progresser davantage », regrettant l’absence de « véritables négociations » jusqu’à présent. Seule certitude, les négociations reprendront sur la base du dernier compromis présenté à Cancun, le 13 septembre dernier, c’est-à- dire celui de Luis Ernesto Debrez, le ministre mexicain des Affaires étrangères.

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Calendrier

Une exception tout de même sera faite pour les sujets de Singapour chers à l’Union européenne. Deux seulement semblent rester sur la table des négociations, notamment la question de l’accès aux marchés. Pour ce sujet, les discussions ne s’appuieront pas sur le compromis Debrez. Mais en tout état de cause, en guise de relance de négociations, les protagonistes se sont donc contentés de s’offrir un nouveau calendrier.