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Embargo russe : Bruxelles ne veut pas poursuivre son plan de retrait de fruits et légumes du marché

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La Pologne a demandé à la Commission européenne, à l’occasion du Conseil des ministres de l’agriculture le 6 mars à Bruxelles, d’augmenter les quantités de fruits et légumes, et en particulier de pommes, pouvant être retirées du marché dans le cadre du plan d’urgence pour faire face à l’embargo russe. Mais le commissaire européen Phil Hogan a au contraire indiqué que ce plan ne serait pas prolongé après le 1er juillet 2017 mais qu’il serait remplacé par un nouveau dispositif mettant l’accent sur certains arbres fruitiers et cultures permanentes qui sont toujours sous la menace de perturbations de marché.

La Pologne souhaiterait que les volumes concernés par ce plan reviennent à ce qu’ils étaient en 2015-2016, alors que les quantités ont été réduites de 70 % en 2016-2017. Mais, a indiqué Phil Hogan, « étant donné les contraintes budgétaires actuelles, il nous faut nous concentrer sur les secteurs qui en ont le plus besoin. Et, de toute façon, un nouveau programme devra respecter le principe d’une réduction progressive ». Depuis le début de l’embargo russe, Bruxelles a déjà dépensé 430 millions € pour retirer 1,5 million de tonnes de produits du marché. Un dispositif qui a bénéficié à hauteur de 215 millions € (pour 686 000 t dont 535 000 de pommes) à la Pologne.

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La commissaire a également souligné qu’un nouveau règlement était entré en vigueur le 5 mars pour réallouer les quantités de réserve inutilisées d’environ 18 000 tonnes de l’actuel plan. « La Pologne y aura accès », a-t-il assuré.

Enfin, le commissaire européen a rappelé que ses services travaillaient à la levée des barrières sanitaires et phytosanitaires sur des marchés comme la Chine, l’Inde, le Vietnam, les États-Unis et le Canada afin de maintenir les exportations globales de l’UE.