Selon les premiers chiffres communiqués par les États membres à la Commission européenne, sur les 175 millions € d'aides d'urgence demandées dans le cadre du premier plan de soutien au secteur des fruits et légumes périssables pour faire face à l'embargo russe, seuls 55 millions € seraient finalement confirmés. En effet, les autorités polonaises ont adressé à Bruxelles une demande pour seulement 25,8 millions € alors qu'elle s'élevait dans un premier temps à 147 millions. C'est cet afflux de demandes en provenance de Pologne qui avait forcé Bruxelles à suspendre son premier plan (de 125 millions €) et à en proposer un nouveau, mieux ciblé, de 165 millions € (1). Pour les producteurs qui ne sont pas membres d'organisations de producteurs, Bruxelles avait demandé aux États membres de mener des contrôles dans chaque exploitation ayant fait une demande d'aide. En Pologne, nombreuses sont celles qui n'ont donc pas été jugées recevables. Les fonds supplémentaires ainsi disponibles devraient permettre de réduire la ponction proposée par la Commission européenne dans la réserve de crise et donc faciliter la mise en place d'aides compensatoires aux producteurs laitiers des pays baltes et de Finlande fortement affectés par les restrictions russes (2). (AG)
(1) Voir n° 3465 du 06/10/2014
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(2) Voir n° 3468 du 27/10/2014