Abonné
Le nombre des défaillances d’entreprises comptabilisées au cours du deuxième trimestre revient sous le seuil des 14 000, franchi en 2009, avec 13 722 procédures de sauvegarde, RJ ou LJ directe prononcées sur trois mois, révèle une étude publiée par la société de services aux entreprises Altares. Cela représente un recul de 4,7 % en comparaison du deuxième trimestre 2011. « Cette tendance pourrait confirmer que le plus gros des difficultés est derrière nous », indique le communiqué. Cependant, les procédures de sauvegarde continuent de progresser (+ 13,3 % et 367 ouvertures) en particulier dans les entreprises de 6 à 49 salariés. Les ouvertures de sauvegarde augmentent principalement dans le bâtiment (+ 93 %) et les services aux entreprises
(+ 35 %). Les industries agroalimentaires ont connu 14 procédures similaires sur le dernier trimestre, contre 9 en 2011, soit une augmentation de 55,6%. Les défaillances dans le secteur agroalimentaire sont en léger recul de 4,1% sur le second trimestre de l’année avec 331 cas contre 345, les défaillances les plus importantes du trimestre concernant ce secteur avec le redressement judiciaire de Doux (431 millions de chiffre d’affaires) et Doux frais (306,4 millions). Sur le semestre, les défaillances du secteur progressent de 3,0% à 724 unités (contre -1,5% sur l’ensemble des activités).
Les PME, réputées plus anciennes et plus structurées que les micro-entreprises ou les TPE, ne sont pas épargnées. En particulier celles de 50 salariés et plus. 139 ouvertures de redressements ou liquidations judiciaires et 18 sauvegardes ont été prononcées au cours des trois derniers mois, soit une hausse de 49,5 % par rapport au deuxième trimestre 2011, ce qui est à peu près le nombre relevé au plus fort de la crise début 2009. Cette sévère évolution montre que les PME sont encore fragiles et pas encore sorties des difficultés. Même pour les plus grandes d’entre elles. Les plans d’action mis en œuvre dans les PME au sortir de la crise semblent avoir été infructueux, selon l’étude. Le nombre d'emplois concernés par toutes les défaillances du trimestre reste très élevé : 72.500 salariés sont mis en danger au deuxième trimestre par la défaillance de leur entreprise. C'est une hausse de 25,6% en un an et le niveau le plus élevé enregistré en cinq ans, souligne Altares.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre
Suivi
Suivre