Présentée au colloque Sfer (Société française d’économie rurale) les 6 et 7 juin à l’Esa d’Angers, une étude Inrae et Institut Agro Montpellier montre « l’émergence à travers l’installation des petits élevages bio avec transformation et vente en circuits courts ». Les auteurs parlent de « rééquilibrage » au profit des exploitations de petite dimension, sauf pour les ovins viande et les polyéleveurs laitiers. Car les structures de grande dimension restent le modèle dominant, d’après l’étude qui porte sur la « Diversité des exploitations agricoles d’élevage ayant accueilli une installation entre 2010 et 2020 ». Celles de petite taille sont prépondérantes en élevage caprin. Dans le porc, elles représentent 27 % des fermes avec installation, contre 12 % des fermes sans installation ; élèvent dix fois moins de porcs par actif comparativement aux grosses structures ; sont à 40 % en agriculture biologique et à 88 % engagées dans la transformation et la vente en circuit court.
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Par ailleurs, l’étude montre une plus grande dispersion géographique. Les installations dans ces exploitations agricoles de petites dimensions se sont produites dans des régions de montagne ou du sud de la France (en élevage caprin en particulier), notent les auteurs. Une explication est donnée : « Dans ces régions au milieu biophysique plus contraignant, la concurrence, pour accéder au foncier notamment […], est probablement moindre. » Mais le même processus d’installation est observé dans des régions d’élevage historiquement plus intensif en intrants du Grand Ouest. Cela « n’est pas cantonné aux zones difficiles » et les porteurs de projet, « peut-être contraints par leur accès au foncier, peuvent avoir intérêt à s’installer dans ce type d’exploitation » quel que soit leur lieu.