Réunis le 2 juin, des eurodéputés de la commission de l’Agriculture souhaitent profiter du paquet de simplification de la législation environnementale, présenté en décembre par la Commission européenne, pour largement revenir sur la mise à jour (adoptés en 2024) de la directive sur les émissions industrielles dont la portée a été étendue dans le secteur de l’élevage. Dans son paquet omnibus, Bruxelles se contente de suggérer quelques allégements de cette directive (simplification du mode calcul du seuil pour les élevages porcins, exclusion des élevages de volailles biologiques…). Mais l’Allemande Christine Singer (Renew Europe, centre) propose dans son projet d’avis de revenir en anciens seuils avant sa réforme, « il y va de l’avenir de notre élevage ». « J’appelle aussi à biffer l’extension de la directive aux exploitations bovines », souligne-t-elle. Comme beaucoup d’autres, en particulier à droite, l’Espagnole Carmen Crespo Diaz (PPE) a soutenu cette initiative « qui va droit au but ». Sa collègue française Céline Imart, rapporteure fictive de son groupe sur cet avis, veut même aller plus loin : « Je déposerai des amendements pour exclure l’élevage du champ d’application de la directive », affirme-t-elle.
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Mais la direction générale de l’Environnement ne comprend pas cette position : « Notre proposition a été présentée pour débroussailler les textes, pas pour faire table rase des dispositions adoptées il y a à peine deux ans ». Et d’ajouter que « cette approche a bien été accueillie par le Conseil qui a compris son bien-fondé ». Le représentant de la Commission européenne a également assuré que l’extension de la directive aux élevages de bovins n’était « pas à l’ordre du jour ».