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Emmanuel Macron donne des gages aux éleveurs sur la gestion de l’ours

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Annonce d’un possible retrait des « ours à problèmes », arrêt des réintroductions : après avoir rencontré Emmanuel Macron à Pau, le 14 janvier, les représentants des éleveurs se sont félicités d’avoir obtenu des avancées sur la gestion du prédateur. Des annonces qui tiennent plus de la confirmation que de la révolution. « Dans les endroits où il y a une forte concentration d’ours à problèmes, [le président de la République] veut qu’on travaille sur un vrai protocole avec du ciblage allant jusqu’au retrait », a rapporté Philippe Lacube, président de la Chambre d’agriculture de l’Ariège, à la Dépêche du Midi. À cette occasion, le chef de l’État aurait aussi annoncé qu’il « va acter par écrit qu’il n’y aura plus de réintroduction d’ours dans les Pyrénées », affirme l’élu.

Ces deux mesures sont déjà inscrites dans la feuille de route Pastoralisme et ours, adoptée par le gouvernement le 6 juin 2019. Elle indique que « l’État n’engagera pas de nouvelle réintroduction, sauf en cas de mortalité, notamment liée à une cause anthropique (braconnage ou accident). » Quant au protocole « ours à problème », il existe depuis 1992 et prévoit « des mesures graduelles, allant de simples tentatives d’effarouchement à l’élimination ».

Le plan d’actions Ours brun 2018-2028 est plus explicite : « Le retrait [des ours à problèmes] est souhaitable dans une optique d’acceptation sociale progressive améliorée ». Mais « vu la faiblesse de la population, ce retrait doit néanmoins être immédiatement compensé. » Ce qui fait dire aux associations Ferus et Pays de l’Ours-Adet, dans un communiqué du 15 janvier, qu’« il faudra lâcher d’autres ours dans les Pyrénées pour respecter l’obligation légale de la France de restaurer une population viable d’ours ». Les ONG citent une décision du tribunal administratif de Toulouse du 6 mars 2018, « condamnant l’État pour manquement à son obligation de protection de l’ours ».

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Le 14 janvier Emmanuel Macron aurait aussi promis de renforcer la place des élus locaux dans les instances de gestion de l’ours. Les trois mesures annoncées par le chef de l’État seraient intégrées dans une nouvelle lettre de mission envoyée au préfet de la région Occitanie d’ici « quatre à six semaines ».

Deux mesures déjà inscrites dans la feuille de route Pastoralisme et ours