Nicolas Sarkozy n’a pas ménagé sa peine auprès du monde agricole. Des figures imposées plus ou moins maîtrisées comme les inaugurations du salon de l’agriculture, des visites dans les exploitations agricoles, des plans de soutien non négligeables, des remises en cause sur des sujets comme l’environnement dont il avait pourtant fait un cheval de bataille, etc. Et pourtant, on peut l’affirmer, le courant passe mal entre le président de la république et les paysans. Certes, le vote, traditionnellement porté à droite, devrait l’an prochain être plus favorable à une candidature éventuelle de Nicolas Sarkozy qu’à un candidat de gauche. Mais la tentation de l’extrême droite ou de partis minoritaires est forte, à entendre bon nombre de témoins.
Pourquoi, alors qu’il en fait plus que Jacques Chirac en son temps, Nicolas Sarkozy ne parvient-il pas à accrocher la sympathie du monde agricole ?
Un agriculteur, syndicaliste, avance une réponse : « C’est une question de rythme. » Nicolas Sarkozy semble un homme continuellement pressé. Or, les agriculteurs le savent, dans leur activité, plus ou moins selon les cultures de production, il faut savoir prendre le temps, observer, s’observer, échanger. Prendre plaisir à dialoguer, discuter, parfois refaire le monde. Peut-être moins multiplier les contacts mais les rendre plus apaisés, plus « tranquilles », si l’on ose l’expression. Voyez les inaugurations du salon de l’agriculture. La question est moins de serrer le maximum de mains sur le maximum de stands au pas de charge que de savoir s’arrêter pour le plaisir d’échanger, sans tension, avec empathie pour son vis-à-vis. Autrement, c’est de la pure politique. Et les agriculteurs savent bien faire la différence entre celui qui recherche la sympathie et celui qui recherche des électeurs.

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