La Commission européenne a présenté le 28 octobre une proposition de directive visant à améliorer le niveau des salaires minimums dans l’UE. Une proposition entend atteindre une plus grande convergence entre ces salaires pour lutter contre le dumping social. Dans son projet qui sera discuté avec le Parlement européen et le Conseil de l’UE, Bruxelles demande aux États membres où moins de 70 % des salariés sont couverts par une convention collective des plans d’action pour y remédier. La directive veut imposer dans les pays dotés d’un salaire minimum une plus grande transparence et une meilleure gouvernance dans leur fixation, avec « des critères clairs et stables » en fonction notamment du niveau de richesse et de la productivité et des actualisations régulières. « Les salaires minimaux doivent rattraper les autres salaires, qui ont augmenté ces dernières décennies et les ont ainsi laissés à la traîne », indique le commissaire européen à l’emploi et aux droits sociaux Nicolas Schmit.
Promouvoir les négociations collectives
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Les salaires minimums existent dans tous les États membres de l’UE, dans vingt et un d’entre eux un salaire minimal légal est fixé, tandis que dans six autres (Danemark, Italie, Chypre, Autriche, Finlande et Suède) ces salaires sont définis exclusivement au moyen de conventions collectives. Dans ces pays où le recours aux négociations collectives est important on observe, constate la Commission, une plus faible proportion de travailleurs à bas salaires, des inégalités salariales moindres et des salaires minimums plus élevés. La proposition de la Commission vise donc à promouvoir les négociations collectives en matière de salaires dans tous les États membres.