En presque trente ans, « malgré les chocs économiques successifs, le nombre total d'emplois a augmenté de plus de 20% en France métropolitaine », selon une étude INSEE parue en février. Cependant l'agriculture, appartenant à la sphère des activités productives, est l'une des grandes perdantes de ce boom de l'emploi. Entre 1982 et 2011, les activités productives (agriculture, commerce de gros, industrie, service aux entreprises) « ont diminué de 6% ». De plus, « les fonctions de production abstraite ont pris le pas sur les fonctions de production concrète : ces dernières ne représentent plus que 30% de l'économie productive en 2011 contre 56% en 1982 », selon l'étude. « Les territoires qui perdent de l'emploi sont situés plutôt au Nord-Est et dans le Massif Central, c'est-à-dire dans les régions où les activités industrielles et agricoles étaient encore très présentes. » Autre constat : « L'économie productive, ouverte à la concurrence internationale […] présente un ancrage territorial plus ténu » aujourd'hui, comparé à une économie qualifiée de « présentielle », tournée vers la satisfaction des besoins des personnes (santé, éducation, services).
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