Face au confinement de certains secteurs d’activité, un dispositif de soutien aux entreprises pour la reconversion professionnelle, Transitions collectives, a été lancé le 1er février. Une deuxième vague d’appel à projets est prévue à la fin du mois pour soutenir les métiers « porteurs », comme l’agriculture sur certains territoires.
La ministre du Travail Élisabeth Borne a lancé officiellement, le 1er février, le dispositif de soutien à la reconversion professionnelle Transitions collectives. Ce dispositif découle directement de la crise économique liée à la Covid-19. Il vise à faciliter la reconversion professionnelle de salariés d’entreprises touchées durablement par la crise actuelle, vers des métiers « porteurs » implantés localement. Reconversions assorties d’une formation durant laquelle les salariés conserveront rémunération et contrat de travail.
« La crise frappe de manière hétérogène les secteurs économiques », a déclaré Élisabeth Borne citée dans le communiqué. « Sur un même territoire, des entreprises souffrent tandis que d’autres peinent à recruter. Pour les salariés dont l’emploi est fragilisé, une autre voie que le licenciement est possible. C’est tout l’enjeu de Transitions collectives. »
500 M€ sur deux ans,
Doté d’une enveloppe de 500 millions d’euros sur deux ans, ce dispositif financera les projets de reconversion en tout ou en partie, selon la taille de l’entreprise. Ainsi, la prise en charge sera de 100 % pour les entreprises de moins de 300 salariés, 75 % pour les entreprises de 300 à 1 000 salariés, et 40 % pour celles de plus de 1 000 salariés. « Il s’agit d’une innovation sociale majeure dont j’invite chacun à se saisir », affirme Élisabeth Borne dans le communiqué.
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Cette initiative avait été annoncée le 26 octobre, lors de la deuxième conférence du dialogue social. Un premier appel à manifestation d’intérêt a permis d’identifier 98 projets, dont 46 ciblés sur des « territoires d’industrie ». « Un second appel […] sera lancé d’ici la fin du mois », annonce le communiqué.
Parmi les métiers porteurs figurent certains métiers agricoles, selon les territoires. C’est le cas par exemple des postes de « conducteurs d’engins agricoles », « agriculteurs salariés » et « éleveurs salariés » en Occitanie, d’après une liste consultable sur le site web de la Direccte régionale. Les listes des métiers en tension ou d’avenir sont établies par les préfets de région, sur avis du comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Crefop).