L’emploi devient la priorité nationale. Le gouvernement de Dominique de Villepin y sera tout entier consacré, les débats politiques s’y référeront sans cesse, sans compter la presse, les radios et télévisions. Objectif : réduire le taux de chômage et remettre la France en marche, selon les termes du premier ministre. Le monde agricole a, autant que d’autres catégories et peut-être même plus, son rôle à jouer dans ce combat. Et cela pourrait même constituer enfin le thème porteur d’une communication réconciliant les paysans et citadins, si besoin était.

L’agriculture et son prolongement, l’industrie agroalimentaire, ont la capacité de devenir un pôle créateur d’emplois. L’activité liée à la biomasse, dont les biocarburants par exemple, est créditée d’un besoin de 40 000 emplois ; l’agroalimentaire, qui a été, jusque récemment, plutôt créateur d’emplois, a les moyens de le redevenir ; les productions à appellations d’origine, par définition non délocalisables et plus exportables que d’autres, sont aussi un terreau favorable à l’emploi ; la production agricole elle-même, si l’on y applique une vraie politique d’installation, pourrait tourner le dos à une tendance historique de pertes d’emplois ; n’oublions pas non plus les multiples métiers de bouche et d’artisanat (poissonniers, bouchers, etc.) qui cherchent de la main-d’œuvre sans la trouver.

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L’agriculture, au sens large, a des atouts à faire valoir, à la fois pour obtenir un soutien du pays et pour, en retour, lui rendre ce service immense de réduire le chômage. Mais elle ne pourra le faire que si ses composantes parlent d’une même voix, avec un même message et une même volonté politique. Ce qui ne semble pas encore tout à fait le cas aujourd’hui, c’est le moins qu’on puisse dire.